vendredi 11 juillet 2014

ERMA FRANKLIN ~ Super Soul Sister [1968] "CMD649"


Ça ne plaisantait pas chez les frangines Franklin ! Si Aretha a raflé la grosse mise, il serait très injuste d'oublier la cadette Carolyn (j'y reviendrai) et l'aînée Erma. Cette jolie fille possédait une voix absolument magnifique, certes moins imposante que celle de sa sœurette, mais tout de même fort troublante. Elle est principalement connue pour sa version dévastatrice de Piece of my heart, pourtant, cet album démentiel prouve sans mal qu'elle était capable d'émouvoir sur la longueur d'un disque entier.        
Jimmy JIMI (Un grand merci aux visiteurs qui laissent des commentaires!)



Tracklist :
01 - By The Time I Got The Phoenix
02 - Change My Thoughts From You
03 - Light My Fire
04 - You've Been Cancelled
05 - For Once In My Life
06 - Can't See My Way
07 - Hold On, I'm Coming
08 - Saving My Love For You
09 - Son Of A Preacher Man
10 - Gotta Find Me A Lover (24 Hours A Day)
11 - Baby I Love You
12 - Whispers (Getting Louder)
13 - Higher & Higher
14 - (I Get The) Sweetest Feelin'
MP3 (320 kbps) + artwork
NEW ZS

jeudi 10 juillet 2014

BOB DRAKE ~ The Skull Mailbox (And Other Horrors) [2001]



Les Improbables # 17 : Bob Drake
 
J'ai longtemps hésité avant de me procurer un album de Bob Drake, multi instrumentiste (de génie ou non), et cela à cause de mes dernières expériences auditives des derniers albums de Todd Rundgren qui ne m'ont pas certifiées pour un lancement dans l'aventure… seulement, parfois, il est nécessaire de s'y plonger corps et âme... Ce disque est composé de piécettes particulièrement bizarres avec de larges références avant gardistes (écoutez, par exemple Some accursed things et ses ambiances dignes de Chris Cutler, Henry Cow, News From Babel ou Art Bears). Le Drake est membre de The Science Group et de Thinking Plague, et ça s'entend... Sa musique étant décrite comme du "folk-horror-avant-semi-classical hybrid" !
PROJECTOBJECT (Un grand merci aux visiteurs qui laissent des commentaires!)


Tracklist :

01 - The Live In The Well

02 - The Skull Mailbox
03 - The Tower
04 - Cellar Of Madness
05 - The Box In The Orchard
06 - In The Tomb
07 - The Shocking Efflorescence
08 - Attar Of Roses
09 - The Miraculous Reliquary
10 - The Wig Screamed Murder
11 - Fearsome Heads I
12 - Fearsome Heads II
13 - The Horrible Garden
14 - Some Accursed Things
15 - You Can't Outwit That Thing
16 - The Demented Statuary
17 - It
18 - The Unmentionable Inhabitant
19 - The Tragic Seance
20 - Something's Coming
21 - Calla Lily
22 - Spirit Drapery Veils The Hiatus
23 - The Hideous Portraits
24 - Spirit Drapery Veils The Hiatus
25 - Crepuscular Vestibule
26 - You Still Can't Outwit That Thing
27 - The Medium's House

MP3 (320 kbps) ou CD-R AIFF + artwork
UPMP
UPCD  

mardi 8 juillet 2014

KILLING JOKE ~ Extremities Dirt And Various Repressed Emotions [1990]


Parfois, prendre une baffe dans la gueule, ça fait du bien ! Comme on dit, ça remet les idées en place. Ce disque de Killing Joke, vous l’aurez compris, c’est une énorme baffe, mais une baffe pour la terre entière. Il faut dire que le groupe a toujours été snobé par l'establishment rock "bien-pensant" :  bon, d’accord, Killing Joke ne sait ce que songwriting veut dire, pond des textes mystico-apocalyptique ésotérique et se livre à des excès et des provocations gratuites etc. Mais, un instant, dépassons les clichés que le groupe véhicule et assume pleinement. En ce tout début des 90’s, après un fin de 80’s calamiteuse à tout point de vue, Jaz Coleman se réveille plus que jamais EN COLERE. A plus de trente ans, le voilà qui dézingue tout azimut ! Donc voici un groupe qui ne nous veut pas du bien. Avec ce disque, comme toujours snobé par les mêmes critiques bien pensantes que j’écoutais pourtant, Killing Joke se remettait d’un coup en selle pour les décennies suivantes, redevenant plus que jamais une référence d’intégrité et de poil à gratter, avec deux albums, Pandémonium et Democracy, unanimement salués… mais dans les magazines hard rock ou indus & co… Bref, toujours pas en phase avec l'establishment…. En écoutant ce disque pour la première fois, ne faites pas comme moi, oubliez vos a priori, découvrez au contraire un album salutaire tant dans l’esprit que les textes et la musique. Pour paraphraser Pialat hué par le publique à Cannes, la Blague qui tue, elle, vous dirait : "Si vous ne nous aimez pas, pas grave, prenez-ça dans la tronche, bande de connards, ça nous fait plaisir !". Tout ça, en se poilant avec le grand rire du Joker… Et découvrez que rock primitif et tribal ne signifie pas toujours rock de demeuré. Et faîtes gaffe à votre autre joue, au cas où…
Audrey SONGEVAL (Un grand merci aux visiteurs qui laissent des commentaires!)
P.S. : connaissez-vous d'autres groupes capables de réunir McCartney, l'Islande, le dub, la Coupe du Monde de Rugby, Led Zeppelin et les Pyramides d'Egypte? Je vous invite à lire le sujet de Wikipedia sur Killing Joke, il est passionnant. Et si leur musique ne fait pas dans la dentelle, leur discographie réserve bien d’autres surprises.  Et pour découvrir que les lyrics sont bien moins crétins que le cliché que la presse s’obstine à véhiculer :http://fr.wikipedia.org/wiki/MMXII


Tracklist :
01 - Money Is Not Our God
02 - Age Of Greed
03 - The Beautiful Dead
04 - Extremities
05 - Intravenous
06 - Inside The Termite Mound
07 - Solitude
08 - North Of The Border
09 - Slipstream
10 - Kaliyuga
11 - Struggle
MP3 (320 kbps) + artwork

vendredi 4 juillet 2014

JAMES CARR ~ You Got My Mind Messed Up [1966] "CMD648"


Je mourrai en injuriant les sourds ! James Carr, soit le plus beau chanteur de soul de tous les temps, celui à côté duquel l'immense majorité ressemble à une bande de galopins échappés d'une chorale de quartier, a fini par crever la tête dans un caniveau sans étoiles, oublié de tous, après s'être abîmé pendant des années dans des hôpitaux psychiatriques... Aujourd'hui encore, on peine à lui rendre justice. Le mot chef-d'oeuvre, tellement galvaudé, paraît presque ridicule pour désigner  You got my mind messed up... L'orchestre est sublime de sobriété : c'est qu'il s'agit de faire de la place lorsqu'on accompagne une voix aussi immense. L'organe de James Carr résonne comme les cloches d'une cathédrale gothique bringuebalant vers l'enfer une nuit d’apocalypse ! Chaque vers est un bouleversement où l'homme déshabille son âme comme le commun des mortels ouvre une fenêtre. Certains titres sont si violemment beaux qu'ils vous expédient dans des contrées émotionnelles à peine supportables !               
Jimmy JIMI (Un grand merci aux visiteurs qui laissent des commentaires!)



Tracklist :
01 - Pouring Water On A Drowning Man
02 - Love Attack
03 - Coming Back To Me Baby
04 - I Don't Want To Be Hurt Anymore
05 - That's What I Want To Know
06 - These Ain't Raindrops
07 - The Dark End Of The Street
08 - I'm Going For Myself
09 - Lovable Girl
10 - Forgetting You
11 - She's Better Than You
12 - You've Got My Mind Messed Up
13 - These Arms Of Mine
14 - You Don't Want Me
15 - There Goes My Used To Be
16 - A Lucky Loser
17 - Dixie Belle
18 - Search Your Heart
19 - Sock It To Me, Baby!
20 - My Adorable One
21 - Love Is A Beautiful Thing
22 - Life Turned Her That Way
23 - A Losing Game
24 - What Can I Call My Own
MP3 (320 kbps) + artwork
ZS

jeudi 3 juillet 2014

THE TEARDROP EXPLODES ~ Kilimanjaro [1980]


Un petit trésor plein de sucreries un peu étranges… A l’époque où j’ai découvert ce disque, le groupe n’existait plus depuis longtemps et c’est plus grâce au retour sur les devants de la scène vers 87 de Julian Cope, leur leader, et à leur proximité avec Echo & The Bunnymen que la rencontre eu lieu. Au tout début des années 80, les deux groupes se faisaient une gentille compétition pour savoir qui des deux étaient le meilleur de Liverpool. La bande de Ian McCulloch avait pour elle une plus grande noirceur et une plus belle étrangeté. Celle de Julian Cope lorgnait certes aussi vers les sixties psychédéliques mais montrait un goût bien plus prononcé pour la pop et également, comme vous l’entendrez, pour la nothern soul. Leur leader faisait partie des plus frappadingues de sa génération, à tel point qu'on a longtemps craint pour sa santé malade. Personnage fantasque, haut en couleur, mi Syd Barrett mi Jonathan Richman, il est également l’un des plus grands spécialistes du krautrock et a écrit un ouvrage référentiel sur cette musique. Après un deuxième album plus atmosphérique, le groupe se sépara (même si un troisième sortira bizarrement 6 ans plus tard de manière posthume) et Julian Cope, avec les neurones déjà bien amochés, se lancera dans une carrière solo assez confidentielle mais regorgeant d’excellentes surprises. Mais nous sommes en 1980, et si le son rappelle le Crocodiles des Bunnymen, ses cuivres annoncent également ceux des Dexy’s Midnight Runners. Petit à petit, entre ce disque et moi, il s’est créé une vraie proximité avec la musique comme si j’avais connu ce groupe à son apogée. Et, à chaque fois que je l’écoute, il me donne ivresse et entrain pour le reste de la journée, un vrai bain de jouvence : basse sautillante, batterie sous amphet, orgue qui sent bon les sixties et guitares psychédéliques sont au programme. Maintenant que les présentations sont faîtes, dîtes-moi, vous reprendrez bien quelques-unes de ces dragées pour me faire plaisir, non? Et tant pis pour vous si elles sont au poivre ou ont de drôles de couleurs… Moi elles me rendent heureuses !
Audrey SONGEVAL (Un grand merci aux visiteurs qui laissent des commentaires!)


Tracklist :
01 - Ha Ha I'm Drowning
02 - Sleeping Gas
03 - Treason
04 - Second Head
05 - Poppies In The Field 
06 - Went Crazy 
07 - Brave Boys Keep Their Promises
08 - Bouncing Babies
09 - Books
10 - The Thief Of Baghdad
11 - When I Dream
12 - Reward [Bonus Track]
13 - Killimanjaro [Bonus Track]
MP3 (320 kbps) + front cover
NEW ZS 
Liens pour "Deluxe Version" dans les commentaires...

mercredi 2 juillet 2014

JOE COCKER ~ Joe Cocker ! [D.R.] [1969] "CMD647"


Tiens, en voilà un qui n'est plus trop tendance ! Faut dire qu'il l'a un peu cherché, mais oublions les sujets qui fâchent pour revenir sur ses jeunes années. Après un excellent premier album, il fait paraître celui-ci qui est encore meilleur. Les musiciens de séances ont été remplacés par son groupe de scène, le Grease Band, et cela lui confère une plus belle cohérence. L'ami Joe n'a jamais été une grande plume, mais il a un gosier en or et des goûts très sûrs ; il va donc emprunter à Bob Dylan, Leonard Cohen, John Sebastian, Leon Russel ou aux Beatles et envoyer l'affaire voltiger aux milieu des étoiles grâce à sa voix merveilleuse. Ceux qui pensent encore (malgré mes sublimes compilations (sic !)) que les reprises ne servent à rien risquent d'en être pour leur frais.       
Jimmy JIMI (Un grand merci aux visiteurs qui laissent des commentaires!)



Tracklist :
01 - Dear Landlord
02 - Bird On The Wire
03 - Lawdy Miss Clawdy
04 - She Came In Through The Bathroom Window
05 - Hitchcock Railway
06 - That's Your Business
07 - Something
08 - Delta Lady
09 - Hello Little Friend
10 - Darling Be Home Soon
11 - The New Age Of Lily [Bonus Track]
12 - Something's Comming On [Bonus Track]
13 - She's Good To Me [Bonus Track]
MP3 (320 kbps) + artwork
ZS